Muscle au menu

Aujourd’hui, nous avons commencé à travailler. Vraiment. A réfléchir sur les interventions, les idées, les souhaits, les hypothèses, les besoins, aussi. Avant cela, le temps de présentation, pour savoir ce que fait chacun, ce dont il aurait potentiellement envie.

D’ores et déjà, nous pouvons vous dire qu’il y aura une randonnée pour voir l’aube et l’aurore, un Bal à facettes (infos bientôt, teasing, quoi), un café à partager pour qui veut venir discuter/regarder/écouter, tous les jours à 14h au Centre d’accueil. Et puis d’autres propositions encore à venir, en attendant dimanche soir, et lundi avec Jazz au Lavoir.

Pendant les présentations, Ernest Bergez (musicien, chanteur) a parlé d’Arno Calleja (poète) – oui il y avait un petit protocole -, en disant de lui, entre autres, que si ses textes étaient plutôt bruts, lui était un garçon raffiné. Que ses écrits ne parlaient de rien en particulier, mais peut-être un peu de tout. Qu’il faisait, et fait encore, du tennis – d’ailleurs, Charlie Moine (scénographe, performeur) partageant également cette passion, il risque d’être question à nouveau de tennis par ici.

série de Muscles

Par la suite, Arno ayant expliqué « être venu sans intention particulière, si ce n’est faire à manger pour tout le monde », l’entretien qui suit a été réalisé pendant la préparation du déjeuner. Arno et Nicolas Filloque (graphiste) lavent, coupent, etc. et le premier explique le projet de Muscle, m(in)usc(u)le revue de poésie éditée avec Laura Vazquez.

Muscle, c’est un peu comme une petite peinture à emporter avec soi, avec des mots de deux auteurs différents à chaque fois pour 3 euros. De parution bi-mensuelle, la revue se plie comme le ferait un jeu d’enfants et affiche une nouvelle couleur pour chaque couverture. Hormis le dernier numéro (le #17) qui a accueilli une traduction d’un texte de Franz Kafka, tous les poètes de Muscle sont, comme le précise Arno, majoritairement « extrêmement vivants ».

Arno Calleja présente Muscle – crédit Grégoire Edouard

Le soir même, la librairie La belle Hoursette a accueilli une lecture, assurée par des membres de L’Estive et précédée d’une présentation de Muscle. Comme quoi, Arno aura quand même fait autre chose qu’à manger. Quant à savoir si c’est intentionnel …

Julie Menut (actrice, performeuse et autrice en devenir) a lu un texte d’Hervé Bouchard, écrivain québécois né en 1963, édité aux éditions du Quartanier, et dont l’œuvre est notamment influencée par Valère Novarina et Samuel Beckett.

Julie Menut lit – crédit Grégoire Edouard

Bastien Mignot (artiste, performeur) a lu un texte de Eugène Savitzkaya, poète belge né en 1955 et notamment publié aux éditions de Minuit.

Bastien Mignot lit – crédit Grégoire Edouard

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nous y sommes

Pour résider / habiter / inviter, même de manière éphémère, encore faut-il arriver / s’installer / visiter. Alors c’est un peu ce que tous, nous faisons progressivement depuis dimanche, lundi, mardi. Il y a ceux qui débarquent de Clermont-Ferrand, de Thiers, de Marseille et ses alentours, de La Rochelle, de Bruxelles, d’Avignon, d’Annonay ou de la Drôme septentrionale. Il y a ceux qui sont venus en train/autocar, en vélo (oui, enfin, il n’y en a qu’un, hein), en voiture ou en taxi – aléas automobile oblige.

Il y a eu les installations dans les logements, le début d’investissement des bâtiments que la mairie prête à L’Estive toute cette semaine de résidence (les étages du Musée des Vans). Il a aussi fallu prendre des dispositions, et sans attendre une minute de plus faire les premières courses et tester la température de la rivière la Thines.

Dans les murs du Centre d’accueil – le bien nommé –, dans ceux de la chapelle proche – propriété de l’hôtel voisin – ainsi qu’un peu partout, en ville, des interventions auront lieu. Difficile d’en dire plus, puisque tout va se faire, s’inventer ensemble durant ces quelques jours. Donc pour l’instant chacun regarde, visite, trouve sa place.

D’ailleurs, voici – peut-être (rien n’est définitif, vous dit-on) – celle trouvée par Myriam Pruvot :

 

A ce jour, quelques certitudes néanmoins :

** Depuis hier soir, mardi 25, l’équipe de l’Estive est au complet – soit : ===== Clément Edouard (musicien, compositeur), Grégoire Edouard (artiste, photographe), Bastien Mignot (artiste, performeur), Didier Mazellier (graphiste, typographe) /// côté organisateurs ===== Ernest Bergez (musicien, chanteur), Arno Calleja (poète), Caroline Châtelet (critique et dramatique), Nicolas Filloque (graphiste), Fabien Gaston Rimbaud (musicien, auteur, performeur), Pierre Lassailly (musicien), Jordy Martin (musicien), Julie Menut (actrice, performeuse et autrice en devenir), Charlie Moine (scénographe, performeur), Léa Monteix (musicienne, danseuse), Myriam Pruvot (vocaliste, artiste sonore), Adrien Zammit (graphiste) /// côté invités.

** Hier soir, mardi 25, a eu lieu le concert d’ouverture, dans l’église Notre Dame, à Thines. Une église romane, construite au XIIe siècle, très belle par son aspect un peu primitif. Un endroit parfait pour découvrir Dix ailes, projet musical assez contemplatif, voire atmosphérique réunissant les musiciens Clément Edouard et Julien Chamla, et les chanteuses Linda Olah et Isabel Sorling. Comme le dit si bien le site de ce projet, Dix ailes et une « proposition musicale pour 2 voix féminines, 1 percussionniste, 1 dispositif électronique et 1 lieu à grande réverbération, Dix ailes s’inspire du mythe du Yi-King, texte fondateur de la civilisation chinoise et maitre d’oeuvre de sa philosophie, ainsi que du mythe même du son. »

photos Gilles Coladon

** Non, promis. Ce n’est pas nous. Et si cela n’aurait peut-être pas déplu à certain.e.s d’entre nous d’y être pour quelque chose, nous n’avons rien à voir avec la coupure de réseau qui affecte Les Vans et ses alentours depuis plusieurs heures. En gros, depuis hier matin, il n’y a plus de connexion internet ; il n’est plus possible de retirer de l’argent, de payer car carte bancaire (si aujourd’hui personne ne connaît la raison exacte de cette panne, ce n’est pas la première – réalisée du type qui affecte l’Ardèche et la Drôme ces dernières semaines). Après, ce n’est pas pour nous déplaire d’imaginer L’Estive dans un espace où les rapports marchands vont devenir problématiques …

Et donc, c’est tipar